Des milliers de manifestants se sont rassemblés à Washington, New York, Boston et dans d’autres villes des Etats-Unis pour condamner le décret signé vendredi par Donald Trump interdisant l’entrée à tous les réfugiés. Manifestations, condamnations, pressions internationales: Donald Trump qui se défend d’avoir voulu cibler les musulmans affronte après dix jours de pouvoir le feu des critiques après sa décision de fermer les frontières aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays musulmans. Lundi, plus d’un million de personnes avaient signé une pétition anti-Trump au Royaume-Uni. S’il peut venir dans ce pays comme chef de l’administration, il faut lui refuser la visite d’Etat prévue cette année, qui implique de nombreux honneurs, stipule cette pétition. Le décret signé vendredi par Donald Trump interdit l’entrée à tous les réfugiés, quelle que soit leur origine, pendant 120 jours (et de façon indéfinie pour les réfugiés syriens). Il l’interdit aussi pendant 90 jours aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane considérés comme des viviers terroristes par Washington: Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen. Son application confuse, qui a entrainé des scènes de détresse dans des aéroports américains et étrangers avec des personnes bloquées ou refoulées, a déclenché en ce début de semaine une série d’explications entre plusieurs pays et Washington. “Pour que les choses soient claires, il ne s’agit pas d’une interdiction visant les musulmans, comme les médias le rapportent faussement”, a déclaré Donald Trump dans un communiqué. “Cela n’a rien à voir avec la religion, il s’agit de terrorisme et de la sécurité de notre pays”, a-t-il dit…

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