L’équipe chargée de réfléchir à l’avenir du journal de référence mise sur les abonnements numériques payants pour redresser les comptes. Et insiste sur l’orginalité des contenus, la diversité des formats narratifs ainsi qu’un ton moins conventionnel.

Le plan du «New York Times» pour rester abonné à la qualité Le titre du document donne le ton : «Un journalisme qui se démarque». Publié le 17 janvier par le New York Times, ce rapport interne offre une passionnante plongée dans son modèle économique et ses choix stratégiques. Dans un secteur de la presse en pleine panade, tourmenté par la révolution numérique des usages et la raréfaction des recettes, ce texte est d’autant plus important qu’il concerne le plus grand journal de la planète – dont Libération publie des extraits chaque semaine dans son édition du mardi –, au chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard de dollars (près de 1,4 milliard d’euros). Il a été rédigé par une équipe de sept journalistes du Times, nommée «Groupe 2020». Mandatés par la direction pour proposer des recommandations à horizon de trois ans, ils ont passé une bonne partie de l’année dernière à ausculter la production de la rédaction, éplucher les comptes du groupe et interroger les lecteurs. Sur son objectif, le média affiche déjà des résultats impressionnants, avec plus de 1,5 million d’abonnés purement numériques (en intégrant les 225 000 abonnés à son offre de mots croisés), qui paient au moins 14 dollars - hors promotion - toutes les quatre semaines. Le compteur s’est affolé avec l’élection de Donald Trump : en octobre-novembre, 200 000 nouveaux clients ont franchi le pas. Le nombre d’abonnés numériques (dont 13 % vivent hors des Etats-Unis) dépasse celui des abonnés à l’édition physique, qui sont un peu plus d’un million…

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