Depuis l’investiture du magnat de l’immobilier le 20 janvier et la signature, le 28 janvier, d’un décret anti-immigration, les manifestations se multiplient.@ AFP

Depuis l’investiture de Donald Trump et la publication d’un décret anti-immigration son visage voilé d’un drapeau américain apparaît sur les posters brandis par les militants anti-Trump.

Munira Ahmed est américaine. Elle est musulmane. Et son visage, voilé d’un drapeau américain, est devenu l’un des symboles de la contestation contre Donald Trump , le nouveau président des États-Unis. Les pancartes à son effigie fleurissent dans les rassemblements qui se sont multipliés depuis l’investiture du magnat de l’immobilier le 20 janvier et depuis la signature, le 28 janvier, d’un décret anti-immigration, interdisant l’entrée sur le territoire américain aux réfugiés et aux citoyens de sept pays à majorité musulmane.Sur les affiches, outre sa photo transformée en dessin, on peut lire “We the people, are greater than fear”, soit en français, “Nous le peuple, sommes plus grands que la peur”. Une traductrice vivant à New York. Mais Munira Ahmed n’est pas pour autant la porte-parole d’une association ou d’un parti politique. La jeune femme de 32 ans, une Américaine dont les parents ont immigré du Bangladesh dans les années 1970, travaille comme traductrice à New York. Cette photo n’a pas été prise non plus cette année, mais en 2007. La jeune femme avait alors joué les mannequins en posant pour le magazine américain “Illume”, qui souhaitait alors traiter des problèmes auxquels sont confrontés la communauté musulmane américaine. “Au départ, ce n’était destiné qu’à une petite publication. Mais cette image a été réutilisée régulièrement pour illustrer des éditoriaux”, explique Munira Ahmed au magazine Slate USA . “Je savais que cette photo était techniquement très réussie mais je ne pensais pas qu’elle allait plaire à autant de gens”…

Retrouvez l' article original dans son intégralité sur www.europe1.fr